D1 : un championnat de haut niveau …

Depuis la refonte des niveaux régionaux, notre championnat de D1 ne cesse de proposer des affiches de plus en plus intéressantes. Cette année, plus que jamais, le moindre point va compter !

Depuis le début de saison, c’est l’Élan Boucalais qui domine le championnat en véritable rouleau compresseur. Avec 8 victoires et 2 matchs nuls, ils terminent l’année invaincus, une performance remarquable.

En seconde position, on retrouve l’autre basque de la poule, la réserve des Croisés, promu en début de saison, qui surprend. Mais le FC3A, à seulement trois longueurs et avec deux matchs en retard, peut vite revenir sur cette seconde marche du podium synonyme de montée en R3 …

La meilleure attaque de ce championnat est celle de l’ASMUR B, 4e au classement. Une attaque de feu qui leur permet de croire encore à une montée en Régionale 3 malgré plusieurs faux pas après un début de saison canon. 

Juste derrière, un petit peloton d’outsiders, avec des gros noms du foot béarnais, se dessine. Le Luy de Béarn est 5ème, suivi de près par Orthez, tous deux étant dans de belles dynamiques, puis Billère, qui compte deux matchs en retard qui peuvent les faire basculer sur d’autres objectifs.

On retrouve ensuite trois formations promises, pour le moment, à la lutte pour le maintien. Le FC Lons et le FC BAAL, qui compte des matchs en retard, ont un joker pour s’éloigner de cette zone rouge. Pour la JAB de Pau, il faudra compter sur des mauvais résultats de leurs concurrent précédemment cités pour rester au dessus de la 10ème place.

En effet, le Pardies Olympique, avec 6 points, peut, au bénéfice de ces deux matchs en retard, revenir sur ce peloton et reprendre espoir en vue du maintien. Des espoirs qui, malheureusement, s’amenuisent pour Castétis Gouze, qui fait toujours choux blanc à l’approche de la fin de cette phase aller. 

Crédit photo : Photos de Foot Amateur

Cédric Pardeilhan, du parcours pro à l’attachement local

Notre petite rubrique des « Contes de Noël » se termine avec ce dernier portrait, celui d’un personnage bien connu dans le foot basque et béarnais.

Si il est connu pour être le coach des Genets d’Anglet, Cédric Pardeilhan a un très riche vécu de joueur professionnel. Un parcours qui lui aura fait traverser la France, rencontrer de nombreuses personnes, avant de retrouver et faire briller une région qui lui est chère.

Raconte nous ton parcours dans le foot …

Il commence à Billere de 5 à 6 ans, avec Monsieur Griller qui était un éducateur exceptionnel. Puis de 6 à 18 ans, j’ai joué au FC Pau, avec encore des éducateurs d’exception, qui ont tous participé à l’éclosion de plusieurs joueurs dont je fais partie. Je vais tous les citer, malheureusement certains ne sont plus là, mais tous étaient des passionnés compétents : Mr Tales, Mr Cuomo, Mr Rodriguez, Mr Carvalo, Mr Baze, Mr Péré-Escamps et pour finir Mr Muslin. À 18 ans j’ai décidé d’embrasser la carrière de joueur Professionnel et celle-ci m’a ammené à parcourir la France.

Ma saison 95/96 se fait au PSG où je participe à 1 rencontre titulaire, 8 remplaçants, 1 match de Coupe de la Ligue et un match remplaçant en Coupe d’Europe. Nous finissons 2ème en championnat et vainqueur de la coupe des coupes. Première expérience en pro et vraiment que des bonnes choses et de superbes personnes. Le coach Luis Fernandez était top. Je jour la saison 96/97 au Toulouse FC, je suis prêté en Ligue 2 et je participe à 3 matchs et nous montons en Ligue 1. Ce n’est pas une grande année pour moi mais elle fait partie des années les plus formatrices pour mon expérience de joueur et comment être dans un groupe et comment tout faire pour jouer.

Lors de la saison 97/98, je devais signer pro au PSG mais j’ai fait le choix de signer pro en Ligue 2 au Mans pour retrouver le coach que j’avais à Pau, Mr Muslin. Je fais une belle saison, malgré une blessure à la cheville. Je fais 25 matchs de championnat et 1 de Coupe de la Ligue. Le club du Mans me propose un contrat de 3 ans et je décide de le refuser pour partir au Gazelec d’Ajaccio en National 1 pour jouer avec Pascal Olméta.

J’y passé deux saisons, nous faisons une grande première saison avec un 8ème de finale de Coupe de France et une accession en Ligue 2, qui nous sera refusée pour une loi caduque … L’entraineur Mr Cavalli était super fort dans tout.

La Corse est un pays qui se mérite et le seul, je pense, ou je pourrai finir ma vie ailleurs que dans mon 64. Deux saisons pleines pour moi et un petit gout amer de ne pas être monté.

La saison 2000/2001, je repars en Ligue 2 à Niort, où je ne signe qu’un an. Je fais une énorme saison : 31 matchs avec une demi-finale de Coupe de la Ligue et une 4ème place en Ligue 2. Changement de coach à la fin de saison, Angel Marcos part à Lorient, le nouveau coach na garde pas 7 joueurs en fin de contrat et tous a plus de 30 matchs. Je fais partie de ceux-la, le foot est très cruel, mais on le sait.

Je pars ensuite deux ans à Beauvais, en Ligue 2 avec ke coach Bonnevay, personne et coach extraordinaire. 25 matchs la première saison ou nous finissons 5ème alors les 4 premiers montaient, puis 23 la deuxième avec un autre coach, Baptiste Gentilli, et nous descendons. Je suis en fin de contrat et plusieurs clubs de Ligue 2 me proposent des contrats très intéressants mais je fais un choix de cœur et décide de signer en CFA, avec Bayonne, pour me rapprocher de ma grande fille Léandra qui était à Pau avec sa maman.

Je fais 3 saisons à l’Aviron avec de très belles saisons, une accession, un 8ème de finale de Coupe de France et la mise en lumière d’une équipe avec des mecs extraordinaires.

Quel aura été ton meilleur souvenir en tant que joueur ?

J’ai eu beaucoup de chance dans ma carrière, de rencontrer beaucoup de personnes géniales, gentilles, intéressantes et avec des valeurs humaines top. J’ose espérer que c’était car j’essaie aussi d’être comme cela. Je veux être une bonne personne et réussir par mon travail et pas en écrasant les autres.

Mon meilleur souvenir de joueur, il y en a beaucoup, mais mon dernier but au Hameau, le dernier match de la saison, mon dernier match dans mon club, devant toute ma famille et mes amis a la dernière seconde du match pour gagner 2-1 et maintenir le club en National, c’est le moment le plus fort.

Comment appréhendes la fin de saison avec les Genets d’Anglet ?

Nous appréhendons la suite avec beaucoup d’envie et beaucoup de motivation. Notre fonctionnement n’a rien à voir avec tous les clubs de National 2, mais ce n’est pas un problème. Nous sommes tous, plein d’envie, sérieux, conscient du travail et c’est cela qui nous emmènera au maintien.

Aurélien Cazaban, un passionné de la vidéo

Notre petite rubrique des « Contes de Noël » se poursuit même en 2025 .. on continue les portraits de parcours atypiques du football local.

L’analyse vidéo se développe à tous les niveaux. Si nous parlions de Thibault Lhotte, du côté d’Amiens, la semaine passée, un autre analyste vidéo professionnel issu de notre région côtoie le plus haut niveau : Aurélien Cazaban, qui a vécu ces dernières saisons une belle expérience à l’OGC Nice.

Raconte-nous ton parcours ...

J’ai commencé le foot à l’âge de mes 5 ans dans le club de mon village à Bordes, le FC La Ribère. J’ai pratiqué le foot durant plus de 15 ans toujours dans le même club. Cela m’a permis de côtoyer plusieurs coachs qui m’ont plus au moins marqué et ont fait grandir cette passion que j’avais pour le foot.

Mon premier éducateur est Jean-Louis Noguez, il m’a coaché de 9 à 12 ans, accompagné de mon père comme adjoint. Durant ce passage, ce qui m’a le plus marqué chez lui, c’est la culture de la gagne mais aussi de tout donner pour l’équipe lorsque nous rentrions sur le rectangle vert. Il m’a toujours été de très bon conseil, pour que je comprenne mieux ce que je dois faire pour améliorer mon jeu.

Mon second éducateur était Gilles Dufau et son dirigeant Dédé Lacrouts-Borie. Cette année était un passage important pour nous avec le passage sur terrain à 11. C’était un éducateur très pointilleux et méticuleux dans tout ce qu’il faisait. Concernant Dédé, il n’était pas entraîneur mais il était important à mes yeux et pour toute l’équipe. Il s’est donné à fond pour le club et pour les différentes équipes qu’il a pu avoir. Son investissement et sa gentillesse m’inspirent beaucoup.

Un autre éducateur qui m’a marqué, c’est Philippe Vergé. Avec lui, nous avons vécu une superbe saison sur et en dehors du terrain, car on se connaissait tous. Nous avions alors réussi à monter en championnat Ligue et avons défié des équipes d’un bon niveau. C’était un coach entier, avec qui nous avons eu parfois des échanges plus ou moins chaleureux (mais je me suis toujours excusé !). Il nous connaissait depuis touts petits, et m’a permis de porter cette saison là le brassard de capitaine.

Comment as-tu été amené à devenir analyste vidéo pour l’OGC Nice ?

Après avoir obtenu mon bac, je me suis dirigé vers une licence STAPS Entraînement Sportif. Durant mes études, lors d’un devoir, je devais présenter un sport et mettre en avant soit un aspect technique, soit un aspect tactique de cette discipline. J’ai donc choisi de présenter le foot et une situation tactique. Cela m’a beaucoup plu, car il fallait décortiquer et expliquer les choses lors d’une présentation orale avec un support vidéo. Je me suis donc mis à la recherche d’un métier qui se faisait dans le monde du sport et je suis tombé sur le métier d’analyste vidéo.

Tout me plaisait dans ce métier, le fait d’analyser des matchs et d’en sortir des séquences mais aussi des statistiques pour l’entraîneur et son adjoint. Ce qui est passionnant dans ce métier, c’est que chaque match que nous préparons est une nouvelle histoire avec un scénario différent d’un week-end à l’autre, ce qui entraine une perpétuelle remise en question.

Pour revenir sur mon parcours, j’ai réalisé un DU dans la Performance Sportive Collective et Individuelle à Fond-Romeu puis après je suis parti à l’EMF ( École des Métiers du Football). Ils m’ont permis de trouver un stage pendant 1 an au sein de l’Association de l’OGC Nice avec la D2 Féminine. Ensuite, le club niçois m’a permis de signer mon premier contrat en tant qu’analyste vidéo. Je les remercie car pendant quatre ans j’ai beaucoup appris niveau football avec les différents entraineurs et préparateurs physiques que j’ai pu côtoyer.

La vidéo se développe de plus en plus chez les amateurs, quel est ton regard là dessus ?

Je trouve cela très intéressant que la vidéo se développe chez les clubs amateurs qui n’ont, et ne pourront pas à court terme, avoir les moyens d’embaucher un analyste vidéo.

Je remarque que pas mal de logiciels à des coûts raisonnables, de bonne qualité et faciles d’utilisation permettent aux entraîneur de réaliser eux mêmes les vidéos et donc de permettre à leurs équipes d’avoir accès à de la vidéo comme des équipes de niveaux pros ou semi-pros.

D1F : vers une lutte à 3 …

Pour cette première saison de championnat féminin 100% 64, on assiste à une lutte à deux vitesses …

En haut de tableau, trois formations sont promises à jouer la montée en Régional 2*. Poey de Lescar fait pour le moment la course en tête, mais Ste Suzanne, avec 13 points et un match en moins, et Mourenx Bourg en embuscade et dans la même situation, peuvent vite renverser la situation. Le match en retard verra d’ailleurs s’affronter ces deux formations le 12 janvier …

En bas de tableau, pas forcément d’enjeu puisqu’il n’y a pas de relégation. Les formations de St Palais et de Ledeuix/Navarrenx connaissent une première partie de saison difficile mais ne lâchent rien, puisqu’aucune de ces deux formations ne fait figure de plus mauvaise défense. Ca va un peu mieux pour Lescar/Billère et la réserve du PPFF qui, avec un match en retard qui le verra s’affronter en janvier, peuvent s’éloigner du bas de tableau.

*à ce jour, les Districts des Pyrénées-Atlantiques et des Landes se partagent une seule accession en R2, ce qui peut entrainer un barrage en fin de saison.

Julien Laborde, la tentation américaine

Notre petite rubrique des « Contes de Noël » se poursuit même en 2025 .. on continue les portraits de parcours atypiques du football local.

On parlait il y’a quelques jours de l’expérience américaine d’Axelle Touzeau. On retourne au pays des cowboys et du beurre de cacahuète pour découvrir le parcours de Julien Laborde. Après avoir connu le niveau fédéral dans le 64, Julien est parti cet été vivre le rêve américain … 

Raconte-nous ton parcours …

Alors pour parler de mon parcours, j’ai joué pendant 13 ans au Pau FC, depuis mes débuts dans le foot à 6 ans à mes 19 ans.

Mes débuts dans le foot on été marqué par un coach sans qui je pense sincèrement que je ne serai pas le même joueur ni le même homme : Hicham Mlaab. Mon parcours à Pau n’aura pas toujours été facile, notamment avec des passages plus difficiles où j’ai été soutenu par un des meilleurs coachs que j’ai pu avoir : Nicolas Cami.

Mais il a aussi été marqué par de très bonnes saisons personnelles comme collectives avec une très bonne équipe et deux très bon coachs : Mathieu Perez et Didier Maysounave ,lors de ma dernière année en jeune.

À mes 19 ans, après avoir passé une dernière saison compliquée en réserve au Pau FC, je sentai que c’était le moment de voir autre chose, je suis donc parti sur la côte basque, aux Genets d’Anglet où j’ai évolué en National 3. Cette année là, l’an passé donc, on obtiendra la montée en National 2. Là-bas, j’ai eu la chance de pouvoir être coaché par deux très bon entraîneurs: Laurent Alvera et Cédric Pardeillhan. J’ai aussi eu la chance de pouvoir coacher une équipe de U12, dans le cadre de mon service civique.

Comment t’es venue l’idée de partir jouer aux États-Unis ?

Sincèrement, l’idée est là depuis un petit moment. Mais cela s’est réellement concrétisé dans ma tête cette année après avoir longuement parlé avec un de mes meilleurs amis qui a vécu cette expérience.

Je suis jeune, je ne voulais pas m’enfermer dans le fait de gratter des minutes en N2, jouer en N3 ou en Régional pendant des années en faisant, à côté, quelque chose qui ne me plaît pas et regretter par la suite.

Je voulais vivre quelque chose, vivre ma vie simplement. C’est une expérience qui me marquera à vie et qui me fera grandir personnellement. Le fait de pouvoir vivre dans un autre continent, voyager, apprendre une nouvelle langue, tout en reprenant les études et surtout en continuant le foot a un niveau très compétitif, avec des entraînements tous les jours dans des infrastructures digne de club pro.

À quel niveau peut correspondre la NJCAA en France ?

Pour expliquer brièvement, la NJCAA est la ligue sportive des universités proposant des cursus scolaire de 2 ans. La NCAA, qui est elle le meilleur niveau sportif universitaire américain, est celle des universités proposant des cursus scolaire de 4 ans.

Pour répondre à la question, c’est une question difficile car le niveau est très hétérogène dans la ligue. Énormément d’universités recrutent principalement des internationaux, comme mon équipe qui compte seulement 6 américains. Logiquement, ce sont les internationaux qui remontent le niveau, qui créent le niveau tout simplement.

Mais pour répondre à la question pour moi de ce que j’ai vu en NJCAA, les meilleures équipes ont un niveau Régional 1, quand les plus faibles peuvent avoir un niveau Régional 3.

D2 : des surprenants promus !

Place au second échelon départemental, avec une poule basque et une poule béarnaise aux scénarios un peu différents …

Dans la poule A, Osses et St Palais dominent avec 21 points chacun. St Palais affiche la meilleure attaque avec 36 buts inscrits, tandis qu’Osses brille par sa solidité défensive. À un point seulement, Carresse Salies reste au contact et une excellente défense. Garazi suit de près avec une attaque efficace.

En milieu de tableau, Hiriburuko Ainhara C tient sa position avec un équilibre défensif, tandis que Anglet C et Hasparren FC B se partagent 12 points.

En bas de classement, la situation devient critique pour Ardanavy FC, dernier avec 1 point et la pire défense. Hendaye peine également, avec seulement 1 victoire en 10 matchs.

Pour la poule B, le promu des Bleuets de Pau B domine la poule avec 25 points, affichant une domination sans partage. En deuxième position, les kroumirs de Pau Bourbaki, sur une bonne dynamique, suit avec 19 points, grâce à une attaque prolifique et une bonne défense. À égalité de points , les Pau Portugaise B et La Ribère B partagent la 3e place, avec des statistiques similaires tant offensives que défensives.

En milieu de tableau, Jurançon B et Pontacq se maintiennent proches. En bas du classement, le FAMEB B et l’ESMAN B ont du mal avec leur défense, encaissant respectivement 36 et 27 buts. Le FCVO est un peu mieux placé avec 7 points, malgré une attaque peu performante.

Arranoak Ossès

Remy Turchi, le béarnais qui garde en forme les corses

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Vivre en Corse, ça fait rêver … et y vivre de sa passion, n’en parlons pas ! C’est la chance qu’a Rémy Turchi, qui a notamment été service civique au District (la plus belle ligne de son CV), et qui coordonne aujourd’hui la préparation physique de la formation au SC Bastia.

Racontez nous votre parcours dans le foot …

J’ai commencé le football à l’âge de 6 ans au FC Lons, qui est un club familial avec de bonnes infrastructures, où j’ai fais mes classes avec des éducateurs compétents et bienveillants. Je retiens surtout Hassan Hakimi. J’y suis resté jusqu’en U14 et j’ai ensuite rejoint le Pau FC jusqu’en U17, avec David Lebleu comme éducateur pendant 3 saisons, qui m’a marqué par sa rigueur et son exigence. J’ai ensuite découvert le football seniors au FAMEB, coaché à l’époque par Nicolas Cami, excellent au niveau humain et footballistique. Je me suis ensuite orienté petit à petit vers le coaching en parallèle de mes études.

Quelles ont été les étapes qui t’ont amené à t’orienter vers la préparation physique ?

Après le BAC je me suis directement orienté vers des études en STAPS à Tarbes avec pour souhait de travailler dans le sport et de vivre de ma passion, sans idée précise au départ, puis de fil en aiguille, après avoir validé une Licence « Entraînement Sportif » j’ai poursuivi avec un Master « Optimisation de la Performance ».

A ce moment là le Pau FC m’a permis de réaliser chaque année mes stages en préparation physique en me proposant d’intervenir sur les différentes catégories de la formation jusqu’aux professionnels. Une fois mon master validé, le club m’a embauché en apprentissage en me permettant de passer mes diplômes d’entraineur en 2 ans (BMF et BEF), ce qui a été un accélérateur pour moi lorsque le club s’est professionnalisé, tout en m’occupant en parallèle de la préparation physique des équipes de jeunes jusqu’à l’équipe réserve. J’en profite d’ailleurs pour remercier Joël Lopez pour la confiance qu’il m’a accordé durant ces 5 années en me donnant la possibilité de me former et d’évoluer au sein du club.

De plus, pendant ma dernière année de Master, j’ai eu l’opportunité d’effectuer un service civique de 8 mois avec le District, sous la houlette de Matthieu Rabby, Johan Saint-Macary et Cedric Caillabet, qui m’ont permis d’élargir mes compétences et de mieux découvrir le milieu fédéral.

La Corse n’est pas une destination banale .. comment es-tu arrivé à Bastia, et quelle a été ton évolution au sein du club ?

En effet c’était un grand départ pour moi après avoir seulement connu mon club de coeur le Pau FC. J’ai ressenti un besoin de changer d’air et de sortir de ma zone de confort afin de découvrir un nouveau contexte pour continuer d’évoluer et de progresser. L’opportunité du SC Bastia s’est présentée au bon moment et j’ai foncé. J’ai intégré le club la saison dernière en tant que préparateur physique de l’Académie (des U17 jusqu’à la N3). Avec l’agrément obtenu cette saison du nouveau Centre de Formation, je suis devenu Responsable de la Performance Athlétique de la Formation, avec un rôle à temps plein dans le staff du groupe Pro 2. Une excellente opportunité qui me permet d’acquérir de nouvelles compétences dans un club historique et ambitieux.

On remercie Rémy d’avoir répondu à nos questions. 

D3 : tout reste à jouer dans les trois poules

Après la D4, on continue avec la Départementale 3 et trois poules également serrées dans les deux côtés du tableau. Tour d’horizon …

La poule A est équilibrée. En tête du classement, l’Arin Luzien C domine avec 25 points, suivi de près par la JA Biarritz B et les Croisés de Bayonne, qui possède d’ailleurs la meilleure attaque … Kaxou !!  Derrière, la réserve d’Ustaritz affiche une solide performance avec la meilleure différence de buts (+19) malgré sa 4ème place.

En bas de tableau, la situation est plus compliquée pour Hendaye B, lanterne rouge avec seulement 1 point et la pire défense (38 buts encaissés). Hasparren C et Baigts/Lahontan devront également réagir pour éviter de s’enliser dans la zone rouge.

Du côté de la poule B, c’est le Monein FC qui domine ce championnat avec 24 points au compteur. Ils s’appuient sur une défense solide avec seulement 9 buts encaissés en 10 matchs, ce qui en fait la meilleure défense de la compétition. Juste derrière, l’EB Orthez B occupe la 2ème place avec 21 points suivi par Poey Lescar B. Poey se distingue par ailleurs avec la meilleure attaque du championnat, démontrant une puissance offensive impressionnante.

En milieu de tableau, le FC3A 2 reste en embuscade avec 15 points, grâce à une bonne différence de buts. De son côté, l’Étoile Béarnaise FC, malgré ses 11 points, souffre défensivement avec 27 buts encaissés, une des pires performances dans ce domaine.

En bas du classement, la situation devient critique pour le Pardies Olympique B, lanterne rouge avec 1 point et une défense très fragile. Bournos Doumy B et Lons B peinent également, notamment en défense, avec respectivement 20 et 35 buts encaissés.

Et enfin dans la poule C, l’ES Nay Vath Vielha B domine le championnat avec 24 points et la meilleure attaque (39 buts marqués). Pau Espagnol FC suit de près avec 22 points. Derrière, le FC Oloron Béarn B, le FC Lescar C et Pau Bourbaki B restent dans la course pour le podium.

En bas de tableau, Arthez d’Asson est dernier avec 0 point mais pas mal de matchs en retard, tandis que l’ESMAN 3 possède la pire défense avec 37 buts encaissés.

Michel Bensoussan, l’or olympique à Los Angeles

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Quand on parle de champion olympique palois, le nom de Tony Estanguet revient souvent. Pourtant, il est loin d’être le seul, et l’un d’entre eux aura glané la plus belle des médailles sur le rectangle en vert en 84, Michel Bensoussan.

Racontez nous votre parcours dans le foot …

En fait tout à commencé à la JAB ou je suis arrivé presque par hasard par l’intermédiaire d’un copain. Après, tout a été très vite puisque dès 16 ans j’ai été projeté directement chez les Séniors avec une montée historique en PH et une Coupe Cambo, coupe des cadets, catégorie de mon âge. Alors que la suite logique était l’ASSE, je ne devais pas faire partie des plans de la famille Larqué et après avoir été sélectionné en cadets du Sud-Ouest avec Philippe Bergeroo, toujours mon pote aujourd’hui, j’ai été recruté par le PSG de Just Fontaine et Robert Vicot … on y reviendra , et de Daniel Hechter, notre Président, en tant que doublure du grand Ilja Pantelic qui m’a pris sous son aile : rien que ça !!!!!! Je devais prendre sa succession mais les entraîneurs changeants, je n’ai pas joué régulièrement en équipe 1 .

Visant plus de stabilité au haut niveau, j’ai été prêté un an au Paris FC qui venait de monter en D1 où j’ai fait la saison complète. Même si nous sommes descendus à la différence de buts en fin de la saison dans un club sans structures réelles, j’ai eu le plaisir de côtoyer Jean Luc Lagardère qui reprendra le Racing plus tard et Robert Vicot que je connaissais du PSG. Je suis revenu au PSG pour ma dernière année de contrat puis étant barré par Dominique Baratelli alors gardien de l’EDF, Robert Vicot que j’avais eu comme coach au PSG avec Just Fontaine et au PFC, m’a fait venir au FC Rouen avec un projet de montée en D1 et le capitanat.

Je suis resté 6 ans au FCR avec une montée au bout de la 3eme année et une descente 3 ans plus tard faute de moyens suffisants. Dégoutté du foot je pensais arrêter le football quand P. Mankowsky, alors entraîneur de Caen, m’a appelé pour me proposer un projet fou, dans un petit club qui faisait l’ascenseur entre D3 et D2 : une montée en D1. J’avais 34 ans. Il m’a mis le brassard de capitaine et l’aventure caennaise a commencé. Contre toute attente, nous sommes montés pour la 1ère fois de l’histoire du club en D1 en 3 ans. Nous nous sommes maintenus l’année suivante, autre exploit, mais arrivant à 39 ans, il était temps de passer à autre chose.

Cet autre chose ne s’est pas passé de suite car contre toute attente Joël Bats, alors gardien du PSG et de l’EDF m’a convaincu de repartir pour un an avec lui au PSG. Pour boucler la boucle, J’ai eu cet honneur pour terminer ma carrière pro là où je l’avais commencé.

40 ans après, quel souvenir gardez vous de votre titre de champion olympique en 1984 ?

Passons aux JO. J’étais au FCR et j’ai eu la surprise de ma sélection a la fin d’un match de D1 avec des anneaux olympiques dans tout le vestiaire de Diochon. Cette campagne olympique n’a été que du bonheur, des superbes rencontres toujours solides aujourd’hui, un parcours hors normes tant au niveau du tournoi de qualification que là bas avec une équipe de copains toujours solide aujourd’hui et un entraîneur emblématique et son staff, disparu aujourd’hui. La médaille d’or au Rose BOWL de Pasadena devant 105 000 spectateurs, sans aucun doute mon meilleur souvenir sportif avec bien sûr les deux montées en D1 avec le FC Rouen et le SMCaen.

Quels sont les rapports que vous avez gardé avec votre club de la JAB de Pau ?

Quant à la JAB, pour ses 120 ans, Arnaud Rioblanc jeune président m’a invité par l’intermédiaire de JL Pivot avec avec la découverte d’un vestiaire à mon nom et de la fresque où se côtoient certains anciens qui ont marqué la JAB. UN HONNEUR. Arnaud avec qui j’ai sympathisé m’a proposé de lui donner un coup de main pour les gardiens de la JAB. N’étant pas toujours là, je viens quand je suis à Pau vous faire partager mes petits trucs et partager un peu la vie du club. Un retour aux sources en fait pour la partie amateur comme l’a été le PSG pour ma partie professionnelle.

Thibault Lhotte, le mourenxois d’Amiens

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Son parcours aura débuté dans la région de François Bayrou, le Béarn, pour se poursuivre aujourd’hui dans la vaille natale d’Emmanuel Macron, à Amiens ! Rien de politique, évidemment, puisqu’on parle foot et analyse vidéo avec Thibault Lhotte, analyste de l’Amiens SC en Ligue 2 BKT.

Racontez nous votre parcours dans le foot …

J’ai toujours joué dans le club de ma ville, l’Avenir Mourenxois, de Débutant à Sénior. Nous avons tous grandis ensemble, nous nous connaissions tous. L’équipe Sénior était constituée à 90% de joueurs issus de la ville et pour la plupart de ma génération, nous nous étions suivis depuis l’école de foot.

Plusieurs éducateurs m’ont marqué, le premier, mon père, Michel Lhotte, qui m’a entrainé de l’école de foot à ma première année U13. Les soirs je le voyais préparer les séances avec les anciens livres d’exercices de foot. Par la suite il a pris la présidence du club.

Le second, Badr Fadili, qui lui a été mon entraineur principal à partir de U15, il a suivi la génération 92-93, il était aussi joueur de l’équipe première. Nous avons joué avec lui en Sénior, il était le capitaine et le garant de l’identité mourenxoise. Il a fait beaucoup plus que simplement le coté football pour une grande partie des mourenxois.

Le dernier, je ne l’ai pas eu comme coach, mais je l’ai accompagné sur des détections et des stages régionaux, Stéphane Adamietz, il faisait confiance aux jeunes éducateurs du département et il nous permettait d’avoir une vision différente du coaching en club. Je le remercie pour m’avoir donné l’opportunité de participer à tous ces rassemblements.

J’ai une petite pensée pour Rafa Macias, qui a été mon tuteur lors de mes premiers diplômes d’entraineur et qui m’a beaucoup appris. 

Comment as-tu été amené à devenir analyste vidéo pour l’Amiens Sporting Club ?

A la suite de mon premier Master STAPS, effectué à Tarbes, j’ai compris que la préparation physique n’était pas pour moi, c’était un métier bouché. Mon souhait a toujours été d’atteindre le monde professionnel. J’ai donc cherché un métier où il était possible d’avoir des débouchés et des places au sein des staffs professionnels ou en centres de formations. Je me suis orienté vers l’analyse vidéo, à l’époque ce n’était pas encore trop répandu.

J’ai donc fait le DU Vidéo de Montpellier et j’ai effectué mon stage au centre de formation du TFC. Ça me plaisait mais je voulais aller plus loin dans l’analyse, j’ai donc postulé pour faire un second Master, celui de Rouen, intitulé, Analyse du Jeu et Big Data. La data était un domaine en plein essor, c’était nouveau pour moi mais très enrichissant. Ça permet d’avoir une approche totalement différente du foot et de la performance. J’ai effectué mon premier stage avec l’équipe professionnelle du MHSC, puis mon stage de M2 à l’Académie de l’Olympique Lyonnais. Au total j’y suis resté pendant presque 4 ans.

J’étais en charge de la partie data sur tout ce qui touchait à l’analyse du jeu. Beaucoup de membres des différents staffs à l’Académie étions issus du parcours universitaire et d’un autre coté des personnes avec une énorme expérience terrain, il y avait une richesse de connaissances incroyable, à tous les niveaux (kiné, réathlétisation, préparateur physique, analyse du jeu et connaissance de l’entrainement …). Ça a été une période très riche en apprentissage.

Puis finalement, en février 2024, j’ai eu un coup de fil du directeur sportif de l’Amiens SC, car ils cherchaient un analyste vidéo. C’était difficile de quitter l’OL en cours de saison, mais c’était une opportunité intéressante de passer le cap pour atteindre le monde professionnel.

Qu’est-ce qu’il te passionne aujourd’hui dans ce métier-là ?

Je suis capable de regarder 5 à 6 matchs par week-end sans en avoir marre, et une dizaine de résumés. J’adore discuter du contenu des matchs, de regarder les innovations, les modifications, les adaptations aux contraintes proposées par les adversaires.  Ces échanges sont le meilleur apprentissage pour comprendre et progresser dans la compréhension du jeu. 

Après chaque match, j’aime bien aller questionner les membres des staffs adverses pour savoir un peu comment ils fonctionnent au quotidien, la méthodologie d’entrainement, l’utilisation de la vidéo etc.

Ce qui est passionnant dans ce métier c’est que c’est un métier H24 – 365 jours, car il y a toujours des choses à découvrir et c’est ce qui me plait, le besoin constant de recherche.

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